FRANCILIENS
En quête d’une meilleure qualité de vie

FRANCILIENS En quête d’une meilleure qualité de vie

Partager l'article

AccueilA SAVOIRFRANCILIENS En quête d'une meilleure qualité de vie
Picto A SAVOIR pour les article de l'ACTU/Blog

En quête d’une meilleure qualité de vie, 75% des Franciliens interrogés souhaitent quitter l’Île-de-France. Ainsi, chaque année, depuis le confinement, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s’installer en province. Ils recherchent plus de verdure et d’espace habitable. Paris ne les fait plus rêver…

Selon les résultats d’un sondage réalisé en ligne par la start-up “Paris, je te quitte” dans les 5 ans à venir, 75% des Franciliens questionnés envisagent de déménager en province. Les raisons sont simples et nombreuses :

  • Un cadre de vie plus proche de la nature ;
  • Une superficie de logement plus grande ;
  • Et, pouvoir mieux s’investir dans la vie locale.

La pandémie suivie du confinement n’ont fait qu’accentuer le phénomène, car depuis plus de 10 ans, Paris perd 12 000 habitants/an. La Ville Lumière se dépeuple.

Logement trop petit et manque de service public… selon les Franciliens

Voici le témoignage d’une ancienne habitante de Gentilly (94 Val-de-Marne), mère de 27 ans. Ainsi, pendant 17 ans, elle a habité la banlieue Sud de Paris dans un logement de 27m2. Aujourd’hui, elle a déménagé dans le Morbihan (56) avec sa fille de 3 ans et son conjoint. Maintenant, sa vie est en Bretagne et finalement, elle n’a aucun regret de sa vie d’avant. « Paris, c’est génial quand tu es jeune, que tu sors souvent et que t’es branché culture… Avec l’arrivée d’un enfant ça change tout. »

Tout d’abord, la vie est chamboulée et par conséquent, il faut s’organiser autrement. Mauvaise nouvelle, « La seule crèche que l’on a trouvée était à 45 min de chez nous… » De plus, « En sortant avec la poussette, on se rendait compte combien Paris était sale, car notre fille avait des problèmes respiratoires à cause de la pollution. »  En bref, « Que des défauts dont nous n’avions pas conscience. » En outre, « Le manque de place dans notre logement a aussi beaucoup joué. »

Guillemets bleu

Depuis 10 ans, Paris perd 12 000 habitants/an.

Kelly Simon  | “Paris, je te quitte”

Tandis qu’actuellement, « J’ai une nourrice à 5 min, le coût de la vie est 30% moins cher qu’à Paris. Mais surtout, ma fille n’est plus malade… C’est une nouvelle vie. » Néanmoins, « Il y a aussi des inconvénients comme l’obligation d’avoir une voiture ou l’impossibilité de trouver des spécialistes médicaux. » D’ailleurs, « On continue d’aller à Paris pour consulter mon gynécologue ou voir notre dentiste. »

Franciliens : des candidats au départ plus réfléchis que ceux post-Covid

Autre changement de vie pour une ancienne gestionnaire de patrimoine. Célibataire à Livry-Gargan (93) où elle est propriétaire d’une maison, elle a décidé de réaliser un tour de France à la fin du confinement.

Le plus remarquable, c’est qu’elle a redécouvert son pays. « J’ai eu l’impression d’avoir vécu une renaissance. » Surtout, « Je me suis engagée dans plusieurs projets autour de l’écologie et cela a provoqué un déclic» Alors, « Quand je suis revenue chez moi, j’ai eu l’impression de suffoquer. »

Finalement, elle programme son déménagement dans le Sud-Ouest au printemps suivant. Pour cela, elle met son logement en location.

Un ras-le-bol pour de nombreux Franciliens

Mais pour d’autres Franciliens, c’est un ras-le-bol qui s’immisce dans leur tête. C’est ce qui arrive à Alain (1), un quinqua, qui depuis 40 ans est installé dans le XVe arrondissement de Paris. Son ressenti : « J’ai l’impression que tout se dégrade, année après année. Il y a tout particulièrement, la saleté, le coût de la vie et le comportement des gens… Aujourd’hui, je ne le supporte plus. »

Par conséquent, avec son épouse, il a pris la décision de déménager en Vendée ou en Charente, dans 1 an. Tout d’abord, il a fait ses calculs : « Grâce à la vente de mon appartement, on peut s’acheter une belle maison. » En outre, « On a de la famille dans le coin. » Donc, « Non seulement on connaît la région, mais en plus, on ne sera pas tout seuls. » Pour conclure, « On cherche juste une vie plus simple, plus fluide»

Guillemets bleu

J’ai l'impression que tout se dégrade, année après année. Il y a tout particulièrement, la saleté, le coût de la vie et le comportement des gens… Aujourd’hui, je ne le supporte plus.

Alain  | Quinqua, installé dans le XV e – Paris

Ce ras-le-bol des Franciliens, Kelly Simon* le constate tous les jours. Parce que sa start-up aide de plus en plus d’habitants d’Île-de-France à s’implanter en Province. « Juste après le Covid, beaucoup de gens ont voulu partir rapidement, même en l’absence de projet, tellement le confinement a été mal vécu. » Aujourd’hui, « Nous avons toujours autant de candidats. Ce qui change, c’est que les projets sont plus réfléchis, généralement dans les 5 ans à venir. » De même, « De nouvelles catégories apparaissent, comme les célibataires. »

D’après les experts, les principales raisons des Franciliens pour quitter leur région sont :

  • Être plus proche de la nature ;
  • Avoir une meilleure harmonie entre vie professionnelle/vie privée ;
  • Pouvoir s’investir dans le monde associatif ;
  • Vivre dans une ville à échelle humaine ;
  • Payer moins cher son appartement ou sa maison.

Des régions aident les Franciliens aux départs vers la province

La co-fondatrice observe : « À peine 30% des habitants sont nés sur ce territoire, tous les autres sont montés à la capitale pour les études et décrocher leur premier job mais on voit bien qu’au bout d’un moment, les envies d’ailleurs dominent. Les régions l’ont bien compris et facilitent ce départ des Franciliens. »

LES 3 RÉGIONS PLÉBISCITÉES PAR LES FRANCILIENS

FRANCILIENS Carte de France

© Anne-Marie HALBARDIER – Source : Paris, je te quitte.

Parmi ces régions, 3 arrivent en tête dans le classement des Franciliens :

  • Nouvelle-Aquitaine ;
  • Bretagne ;
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Une région, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, organise même 2 fois/an pour les Franciliens des job datings via son antenne à Paris. Sébastien Autfort** nous explique : « Une session s’est déroulée la semaine dernière. » Ainsi, « Près de 30 entreprises ont proposé 120 offres d’emploi. Nous avons eu quasiment 3 fois plus de candidats, soit plus de 300 au total. » Et poursuit, « Ça prouve bien l’attrait de notre région. La Gironde, les Pyrénées-Atlantiques ou la Charente-Maritime, toutes situées sur le littoral n’ont même pas besoin de faire de la publicité. La Corrèze, en revanche fait plus d’efforts pour se faire connaître. »

FRANCILIENS Bordeaux

© Valentin WECHSLER

PREMIER PONT CONSTRUIT À BORDEAUX. SOUS L’IMPULSION DE NAPOLEON 1ER
LE “PONT DE PIERRE” UNIFIA LES DEUX RIVES DE LA GARONNE EN UNE MÊME CITÉ.

Le Directeur de la maison Nouvelle-Aquitaine constate que les derniers arrivants sont principalement des Franciliens. « Beaucoup connaissent le territoire grâce aux vacances, ce qui leur a permis d’apprécier la qualité de vie du Sud-Ouest. » Tandis que, « La construction de la LGV (Ligne à grande vitesse), en 2017, entre Paris et Bordeaux a largement facilité les déménagements. » Et conclut, « Ce n’est donc pas étonnant qu’on soit la destination préférée des Franciliens. »

POUR RAPPEL

Pour vendre ou acheter, vous avez besoin d’une expertise immobilière ou pour : les impôts, un contrat de mariage, une succession, un divorce, etcContacter CEI PARIS, le spécialiste de l’expertise immobilière parisienne.

LinkedIn

* Kelly Simon : Co-fondatrice de “Paris, je te quitte”.

** Sébastien Autfort : Directeur de la maison Nouvelle-Aquitaine.

  1. Le prénom a été changé.

articles déjà publiés…