De nombreux indices positifs, notés par les professionnels, laissent à penser que le marché immobilier relève la tête. D’ailleurs, avec la stabilisation des prix, la baisse des taux et le retour en agence des acheteurs… on se dirige vers des jours meilleurs. Néanmoins, pour le moment, les bénéficiaires sont les grandes villes de France.
En mars, les chiffres semblent donner raison aux professionnels du secteur immobilier, la reprise est enfin enclenchée. D’ailleurs, pour eux, la crise immobilière s’avère par conséquent derrière nous. En effet, on constate depuis février que les prix affichent un très léger regain des prix à +0,1%. Certes, c’est peu ! Mais contrairement à la même période en 2023 et 2024, les prix étaient plutôt fortement à la baisse. Si on analyse les données de la plateforme d’estimation en ligne Meilleurs Agents, les grandes villes françaises sont les premières bénéficiaires de cette relance.
Un regain d’activité du marché immobilier dans les grandes villes françaises
D’après Barbara Castillo Rico*, les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Et cela prouve bien que nous avons passé un cap et que le pire est derrière nous. » Ainsi : « Depuis février, les grandes villes françaises reprennent des couleurs en affichant des hausses. »
Voici quelques exemples parmi les 33 plus grandes villes de France :
- +2,9% pour Marseille à 3 602€/m2;
- +2,3% à Montpellier avec un prix à 3 394€/m2;
- +0,7% pour Bordeaux à 4 380€/m2;
- +0,7% à Paris avec un prix à 9 380€/m2.
Découvrez plus attentivement l’évolution des prix de l’immobilier au 1er mars 2025 dans les grandes villes françaises… en regardant la carte ci-dessous.
PRIX DU M2 POUR L’ACHAT D’UN APPARTEMENT
– Au 1er mars 2024 –
© Anne-Marie HALBARDIER – Source : Meilleurs Agents
Dans les grandes villes françaises : les acquéreurs sont de retour en agence
Dans plusieurs réseaux immobiliers, le regain d’activité dans les grandes villes françaises est bien observé. Pour le réseau Laforêt, Yann Jéhanno** déclare : « En 1 an, nous avons observé une hausse de 9% de clients qui viennent chez nous. » De plus, « Ça marche dans les 2 sens, car on note aussi une augmentation des mandats qui nous sont confiés : +6%. Cela prouve que l’offre rencontre la demande. »
Même constat dans le réseau Century 21, un équilibre du marché immobilier s’annonce. Ainsi, d’après Charles Marinakis*** : « Le marché est devenu clairement plus sain après la folie COVID avec des taux à 1% et des prix délirants. » Conséquence, « Un brutal retour de bâton suivi de taux qui explosent et des prix en chute libre. » En bref, « On revient enfin à la raison. Et c’est particulièrement vrai dans les grandes villes françaises. »
Cette situation est principalement le résultat d’une économie plus opportun aux investisseurs malgré un contexte international plutôt très complexe. « L’inflation est maîtrisée et les taux ont baissé de presque 1 point en 1 an. » Surtout, « C’est un cocktail qui fonctionne bien pour ce type de marché. » Et puis, « Quand la bourse est malmenée, comme c’est le cas en ce moment, l’immobilier demeure toujours une valeur refuge. », déclare Éric Allouche****.
La négociation toujours au cœur des transactions dans les grandes villes françaises
Fin 2020, 66% des ventes de biens immobiliers étaient négociées contre 77% aujourd’hui, selon Meilleurs Agents. Même si le pourcentage demeure élevé, en mars de l’année dernière, il se situait autour des 82%. Donc, Barbara Castillo Rico souligne : « Comme d’habitude, c’est Paris qui montre l’exemple en 2025, 75% des transactions sont négociées, contre 81% un an plus tôt. En général les autres métropoles lui emboîtent le pas. »
Alors, quelles marges de négociation ont été relevées ? En France métropolitaine la moyenne enregistrée est de -4,4%. En revanche, en janvier 2024, elle était
de -5,2%. Dans les 10 plus grandes villes françaises, la moyenne a chuté de -4,2% actuellement à -4,6%, 1 an auparavant. Le recul est d’autant plus important dans le top 50 des grandes métropoles françaises qui passe de -4,1% à -4,9%.
D’après l’analyse le Président du réseau Century 21 : « Cela signifie 2 choses. Premièrement, on assiste à un retour des acheteurs sur le marché ce qui crée de la concurrence entre eux et donc moins de marge de négociation et, deuxièmement, les prix deviennent presque réalistes. »
Nombre de négociations en baisse, néanmoins lors d’une vente, les délais demeurent toujours très longs
Vers une reprise du marché de l’immobilier. Cependant, il ne faut pas se laisser emporter par cet enthousiasme, signale Yann Jéhanno. Pour lui, « Il est encore un peu tôt pour juger si le marché a vraiment retrouvé son équilibre. » D’ailleurs, « On en saura un peu plus d’ici 4 mois. » De même, il semble que, « Tous les logements ne connaissent pas les mêmes évolutions. » Par exemple, « Dans les grandes métropoles, on s’aperçoit que les prix des petites surfaces connaissent une tendance à la hausse alors que ceux des grandes surfaces subissent l’inverse. »
Cependant, un élément important reste un frein à ce regain du marché : le nombre de jours pour conclure une vente.
- Dans le top 10 : 82 jours pour vendre un bien, contre 77 jours en février 2024.
- Dans le top 50 : 81 jours, contre 75 jours, 1 an plutôt.
- Pour les autres villes, il faut compter 83 jours pour valider une vente.
Résultat : un délai de 11 jours supplémentaires en 1 an. En bref, les grandes villes françaises gardent un précieux avantage.
La conclusion d’Éric Allouche : « Cette situation tendrait à prouver que le marché ne s’est pas encore complètement stabilisé. Mais quand les délais raccourciront, cela signifiera que la dynamique est enfin là et que le marché immobilier est reparti. »
POUR RAPPEL
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* Barbara Castillo Rico : directrice des études économiques chez Meilleurs Agents.
** Yann Jéhanno : Président du réseau Laforêt.
*** Charles Marinakis : Président du réseau Century 21.
**** Éric Allouche : Directeur exécutif chez Era.

