Une rue atypique où se croisent régulièrement beaucoup de touristes et d’habitants. La rue Montorgueil longue de 360m traverse le 1er et le 2e arrondissement de la capitale. Elle se situe dans le triangle des stations de métro Étienne Marcel, Les Halles et Sentier.
La rue Montorgueil, devenue piétonnière en 1991, est de nos jours une des plus parcourues par ses habitants et les touristes et notamment, les américains. À cheval sur 2 arrondissements, l’artère devient au fil du temps, soit entre le Xe et le XVe siècle, la “Rue Montorgueil”. Rue piétonne, très animée et longue de 360m, elle est aujourd’hui extrêmement prisée par les investisseurs. Selon Meilleurs Agents, ici, les biens immobiliers se vendent autour des 12 362€/m2. Finalement, en plein cœur de, la rue Montorgueil offre un esprit de village… mais à quel prix !
RUE MONTORGUEIL – UNE DES RUES LES PLUS FRÉQUENTÉES DE PARIS
© Anne-Marie HALBARDIER
Tout d’abord, le long de ses 360 m, principalement orientée Nord-Sud, elle traverse les 1er et 2e arrondissements de Paris. Ainsi, elle commence au carrefour des rues Montmartre et Turbigo pour se terminer au croisement des rues Léopold Bellan et Saint-Sauveur. En outre, la rue Montorgueil fait partie des plus anciennes rues de la capitale et possède un esprit de village.
Surtout, en vous promenant rue Montorgueil, vous découvrirez de nombreux restaurants dont, l’Escargot, créé depuis 1832. Lieu plutôt recherché, vous y trouverez aussi des commerces d’alimentation comme, entre autres, boucherie, fromagerie, etc. Mais aussi, la boulangerie-pâtisserie Stohrer installée depuis 1730 et qui possède une excellente réputation.
En outre, à proximité des Halles, dans une ambiance très animée, elle allie charme incontournable et épisodes historiques. Mais attention, si vous achetez votre appartement au-dessus d’un commerce, vous serez plus ou moins impacté par diverses nuisances.
Finalement, si vous préférez le contemporain, il existe des projets immobiliers du neuf à Paris.
Un peu d’histoire au sujet de la rue Montorgueil
Plaque de la rue Montorgueil traversant le 1er et le 2e arrondissement de paris.
© Chabe01
Située au cœur du quartier à qui elle a donné son nom, la rue Montorgueil est desservie par les transports en commun. Tout d’abord, le métro avec la Ligne 4, stations les Halles et Étienne Marcel et la Ligne 3 avec la station Sentier. Mais aussi par les lignes de bus 20, 29 ou 39.
Au XIIIe siècle, la rue Montorgueil a porté le nom de “mont Orgueilleux”. Pourquoi ? Parce qu’elle menait sur la hauteur à un petit mont, qui est de nos jours le quartier de Bonne-Nouvelle.
Tout d’abord, en 1498, les habitants font une demande pour la destruction d’une fausse porte située porte de Montorgueil. Pourquoi ? Parce que cette situation créée ait un rétrécissement de la rue. Cela entrainait des embouteillages ainsi que des désagréments comme les dépôts d’immondices et de la puanteur, mais aussi des infections. Par conséquent, la démolition a été accordée au XVIe siècle, soit en 1503.
En 1645, sous le règne de Louis XIV, la rue est le secteur d’arrivée des pêches venant des ports du Nord. Cela persiste avec le restaurant « Au Rocher de Cancale ».
Une reproduction des marchandes au panier, rue Montorgueil sous la porte du Compas d’Or. – Gravure sur bois d’Auguste Lepère, extrait de L’Artiste, mars 1894.
© Domaine public
Quelques adresses célèbres et recherchées…
Boulangerie-pâtisserie Stohrer – 1730
Spécialité : baba au rhum
© Anne-Marie HALBARDIER
L’Escargot – 1832
Spécialité : cuisine Bourguignonne et recettes à base d’escargots.
En outre, voici quelques clients connus ayant beaucoup apprécié cette adresse : Marcel Proust, Sarah Bernhardt, Sacha Guitry, Pablo Picasso, mais encore Charlie Chaplin.
© Anne-Marie HALBARDIER
Au rocher de Cancale – 1804
Rendu célèbre par « La Comédie humaine » de Honoré de Balzac.
© Anne-Marie HALBARDIER
Les acquéreurs sont conquis par le style de l’ancien
Selon une experte en immobilier : « Nos clients recherchent le charme de l’ancien. Ici ils trouvent des logements avec cheminée, poutres apparentes et parquet. De plus, le fait qu’il y ait peu de biens à vendre, chaque année permet de maintenir des prix assez élevés. » Même si la capitale se dépeuple, Paris attire toujours les investisseurs qui sont de retour.
Pour Alexis Mathieu* : « On trouve majoritairement des petites et moyennes surfaces, souvent des 2 pièces, entre 25 et 60m2. » Le secteur, très coté, trouve preneur même pour ses biens les moins attractifs. Exemple . Exemple d’appartement : un studio de 27m2, au 2e étage, mais sans ascenseurs, sombre et avec de gros travaux, a été vendu 267 000€, soit 11 800€/m2.
Autre bien vendu au-dessus du prix de la valeur marchande, un 3 pièces de 100m2 pour 1,35 M€, soit à 13 500€/m2. Pourtant, dans la rue Montorgueil, beaucoup d’immeubles n’ont pas d’ascenseur parce que, les structures sont trop fragiles ou bien il n’y a pas suffisamment de place pour l’installer. Malgré l’inflation, l’accès difficile au crédit avec la hausse des taux d’intérêt, c’est encore le bon moment pour acheter.
Absence d’ascenseur : un point négatif pour les personnes âgées
C’est pourquoi, ici rue Montorgueil, rue piétonnière, Marie**, une personne âgée de plus de 70 ans a mis en vente son logement de 88m2 pour 1,08 M€, soit à 12 272€/m2. La construction date de 1750 et la vendeuse commence à avoir du mal à grimper les 3 étages menant à son appartement. « Il est dans ma famille depuis 1964 et j’y habite depuis toujours. J’ai vu les commerces changer. Avant, il y avait de nombreux bouchers qui faisaient leurs boudins sous nos fenêtres. Nous avions droit aux odeurs qui allaient avec, comme celles de la soupe aux oignons qui étaient proposés aux ouvriers des Halles, c’était folklo. » Sur le marché de l’immobilier parisien, vous trouverez de nombreuses passoires thermiques à la vente.
Les atouts de la rue Montorgueil : un esprit de village… mais sonore !
La rue Montorgueil, une rue piétonnière de la capitale très prisée des parisiens et des touristes qui traverse 2 arrondissements , le 1er et le 2e
© Anne-Marie HALBARDIER
Depuis la fermeture des Halles et donc la création de Rungis dans les années 1970 le quartier Montorgueil a pris de la valeur. Ainsi pour Marie : « Les magasins de vêtements, les commerces de bouche, tout est plus luxueux », déclare-elle. Malgré le bruit causé par le passage des camions-poubelles ou des véhicules de livraison, elle souhaite retrouver un bien aux alentours du quartier… mais impérativement avec un ascenseur. De plus, Marie se réjouit de l’ambiance d’une rue piétonnière.
Aux dires de Mickaël Boulaigre***, cela sera compliqué : « On assiste souvent à des ventes par le bouche-à-bouche. Et on comprend le succès du lieu. Car, vous avez Beaubourg à 2 pas, le quartier Latin pas loin, les Grands Boulevards… Sans compter qu’avec Châtelet-les-Halles, vous avez l’un des plus grands regroupements urbains de stations de transport de France. »
Voici d’autres lieux mythiques ou emblématiques de la capitale, le Quartier de la Mouzaïa (XIXe), l’écoquartier des Batignolles (XVIIe), le Quartier les Halles (Ie), le Boulevard Haussmann (VIIIe et IXe). Enfin, si vous souhaitez connaitre le bilan de l’année 2022 et les perspectives pour 2023, cliquer ici.
En conclusion
Vous recherchez un lieu atypique pour vivre à Paris ? Alors, venez vous installer rue Montorgueil afin de profiter d’une ambiance animée avec un esprit de village. Par conséquent, si vous avez besoin d’une expertise immobilière en valeur vénale ou simplement d’un avis de valeur d’expert, faites appel à CEI PARIS. Contactez-nous !
* Alexis Mathieu : Patron de l’agence Laforêt 1er et 2e arrondissement.
**Marie : Le prénom a été changé
*** Mickaël Boulaigre : Agence Fredélion






