MARCHÉ IMMOBILIER
Métropoles, une stagnation des prix

Lille, métropole où les prix de l'immobilier stagnent.

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En ce moment, le marché de l’immobilier reste dynamique avec une prévision, selon les spécialistes du secteur, pour la fin de l’année d’un million de ventes. Toutefois, les prix piétinent en France et particulièrement dans de nombreuses grandes villes.

Après l’effet post Covid sur le marché de l’immobilier, la vente de maisons semble ralentir considérablement. Même si, pour elles, les prix continuent de grimper, ils progressent 2 fois moins vite que l’an dernier. Finalement, les maisons avec jardin ont moins la cote parce que, l’écart de prix entre appartements et maisons se réduit petit à petit. Tout d’abord, c’est le résultat d’une observation de Meilleurs Agents sur les prix au 1er octobre 2022. Ainsi, depuis le début de la crise sanitaire, sur le marché de l’immobilier, c’est dans les métropoles que les prix stagnent par rapport aux villes moyennes ou aux zones rurales où ils flambent.

Par exemple, sur le marché de l’immobilier entre septembre 2020 et 2021, la hausse était de +9,7% pour les maisons contre +6,5% pour les appartements. En comparaison, sur la même période mais 1 an plus tard, les spécialistes notent respectivement une augmentation de +6,5% et de +4,7%. Ainsi, l’écart des valeurs sur les deux périodes se réduit et passe de +3,2 points à +1,8 point. Cependant, pour de nombreux professionnels de l’immobilier, c’est encore le bon moment pour investir.

Depuis quelques mois : plus de biens sur le marché

L’envie de plus d’espace et de verdure s’est tempérée. Le nombre de ménages désirant s’installer en périphérie des grandes villes ou dans les zones rurales s’est réduit. Pour cette raison, l’enquête démontre qu’il y a actuellement plus de biens sur le marché, déclare Barbara Castillo-Rico*. En outre, par rapport à l’année 2018, dans plusieurs grandes villes, le pourcentage de biens à la vente a augmenté :

  • +60% à Lyon,
  • +38% à Villeurbanne,
  • +12% à Bordeaux.

Par conséquent, dans ces villes, la hausse des prix est limitée, soit entre +1,2% à 2% en 1 an. Tandis qu’à Paris, c’est l’inverse, avec une chute de -0,8% avec un prix moyen de 10 401e/m2. En outre, dans la capitale, les délais de vente s’accroissent en passant de 60 à 68 jours en 3 mois. Ainsi, dans les métropoles les prix stagnent.

Lyon, les prix de l'immobilier stagnent dans la métropole.

© Sergii Figurnyi

LYON, VUE AÉRIENNE SUR LE RHÔNE, LES BÂTIMENTS ANCIENS DE LA VILLE ET SES GRATTE-CIELS – FRANCE

Plus de biens et des prix qui vont atteindre au maximum 5 000€/m2 dans les agglomérations comme Lyon et Bordeaux. Cependant, la plus forte hausse sur 1 an dans le top 15 des villes se situe en dessous des 4 000€/m2. Finalement, le prix n’est pas le seul critère… À Lille ou au Havre, la hausse n’est que de +1% et +1,4% avec respectivement un prix moyen de 3 471€/m2 et 2 284€/m2. Sur le marché de l’immobilier, dans les grandes villes, les prix ont plutôt tendance à stagner.

Quelle que soit la région dans laquelle vous choisissez d’acheter, attention si vous investissez dans une passoire thermique. Le montant des travaux de rénovation énergétique peut devenir vite très lourd. Faites appel à un conseiller sur la plate-forme France Rénov’. Celui-ci vous aidera à déposer un dossier pour les aides de l’état comme MaPrimeRénov’.

LES PRIX DANS UNE SÉLECTION DE 32 VILLES EN FRANCE

MARCHÉ IMMOBILIER Métropoles, une stagnation des prix

… À PARIS ET AUSSI DANS 3 VILLES DE LA RÉGION PARISIENNE

Stagnation des prix à PARIS ET DANS 3 VILLES DE LA RÉGION PARISIENNE

LE PRIX HYBRIDE EST LA MOYENNE PONDÉRÉE ENTRE LES PRIX DES APPARTEMENTS ET CELUI DES MAISONS – AU 1er OCTOBRE 2022.

© Anne-Marie HALBARDIER – Source : Meilleurs Agents

Le marché de l’immobilier en Île-de-France connait dans quelques communes, soit des prix à la hausse, soit encore abordables en s’éloignant de la capitale. Pour d’autres agglomérations sur le territoire les situations sont diverses.

Les villes dites « étudiantes » peuvent devenir un bon investissement locatif.

Toulouse, les prix de l'immobilier stagnent.

© bbsferrari

Ville de TOULOUSE, le PANORAMA DE LA PLACE SAINT-ÉTIENNE AVEC LA CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE – FRANCE

Ces villes qui font exception…

Marseille. Une des rares grandes villes de France que vous trouvez encore attractive avec des prix aux alentours de 3 779€/m2. Selon une experte du secteur : « C’est la seule agglomération d’importance à avoir explosé depuis le Covid-19 en gardant des prix néanmoins accessibles. Ainsi, nous notons des hausses très importantes, +9,9% en 1 an voire +29,7% en 3 ans. »

© Sergii Figurnyi

MARSEILLE, VUE SUR SON PORT ET NOTRE DAME DE LA GARDE – FRANCE

D’après Éric Allouche** : « En raison d’une très forte disparité des prix, selon les quartiers de la cité phocéenne, de nombreux profils différents s’y côtoient en gardant les avantages d’une grande ville. »

Limoges. Cette commune vous accueille avec un prix à 1 859€/m2 et elle connait depuis 1 an une hausse de +10,9%.

En outre, d’autres villes restées dans le bas des placements relèvent la tête comme :

  • Perpignan, +7,4% à 1 898€/m2
  • Saint-Étienne, +6,5% à 1 401€/m2

C’est le résultat des vases communicants, lorsque les prix augmentent trop dans une commune, les nouveaux acquéreurs se rabattent sur les villes moins chères.

Montpellier. Ici, les prix s’affichent à 3 686€/m2. Par conséquent, c’est beaucoup moins élevé que dans les villes voisines comme :

  • Aix-en-Provence à 5 523€/m2
  • Nice à 4 998€/m2

En 1 an, Montpellier, Aix-en-Provence et Nice affichent respectivement une augmentation de +7,2%, 4,7% et 6,1%.

Le facteur principal de cette hausse repose sur un manque de biens sur le marché, soit en moins de 4 ans une baisse de -27% à la vente.

MARCHÉ IMMOBILIER Métropoles, une stagnation des prix

© John Towner 3

PARIS, UNE RUE DU QUARTIER DE MONTMARTRE – FRANCE

Marché immobilier, les ventes se maintiennent

2021, est considérée comme une année record avec 1,2 million de transactions en additionnant les ventes de maisons et d’appartements. Pour les spécialistes : « Ça a été une période faste et du jamais vu dans l’immobilier. »

L’année 2022 devrait tout de même atteindre le chiffre d’1 million de ventes ce qui démontre l’attrait des Français pour l’immobilier. Surtout, devenir propriétaire de son logement reste un rêve pour de nombreux Français. En d’autres termes, selon Éric Allouche : « Même si les conditions octroyées pour un prêt bancaire se durcissent et que les prix continuent d’augmenter. » 

Dans les grandes métropoles, le marché de l’immobilier est frappé par la stagnation des prix.

En conclusion

Investir dans la pierre reste un refuge rassurant en période de crise économique ou conflit mondial. Même si, actuellement un peu moins de 50% des dossiers sont refusés par les banques lors d’une demande de prêt. C’est le résultat de la diminution de l’écart entre les taux d’intérêt et le taux d’usure.

Parce que, l’achat d’un bien immobilier représente des montants importants, il est donc recommandé de se faire aider. Ainsi, n’hésitez pas à faire appel à un expert en immobilier. CEI PARIS sera à vos côtés pour toute demande d’expertise, alors contactez-nous.

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* Barbara Castillo-Rico : Responsable des études économiques chez Meilleurs Agents

** Éric Allouche : Directeur exécutif du groupe ERA Immobilier

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